Prologue

Prologue
-Rachel, lève-toi !

Les deux jeunes filles sautèrent hors de leur lit. C'était aujourd'hui leur 6e anniversaire. Elle enfilèrent leurs vêtements avec hâte et sortirent de la chambre. Elles descendirent à la cuisine et prirent place à la table.

-Salut ma chérie, lança la mère en déposant un baiser sur la tête à Rachel.
-Bonjour mère, répondit celle-ci.
-Je t'ai préparer ton petit déjeuner préférer, lui dit-elle.

La mère déposa une assiette garnie devant Rachel en lui souriant.

-Merci mère !
-Tu le mérite. C'est quand même ton anniversaire.

Elle se tourna ensuite vers son autre fille et déposa une assiette qui ne contenait qu'un bout de pain.

-C'est tout ce que tu mérites, lui dit-elle.

La fillette baisa la tête dans son assiette, sentant les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi est-ce que sa s½ur avait tout et que elle, elle devait ce contenter de ce que sa mère voulait bien lui donner ? C'était pourtant son anniversaire à elle aussi.

-Dépêche-toi à manger Rachel. Ton père va arriver d'un moment à l'autre avec tes cadeaux.

Les deux fillettes engloutirent leur repas à la vitesse de l'éclair. Au moment même où Rachel finissait sa dernière bouchée, la porte de l'entrée s'ouvrit et leur père apparut, les bras chargés de présents.

-Bonjour ma princesse, dit-il en déposant un baiser dans les cheveux de Rachel.
-Bonjour père.
-Je t'ai rapporté des cadeaux, lui dit-il le sourire aux lèvres.

Il déposa les paquets devant elle et se tourna vers son autre fille.

-Qu'est-ce que tu regardes comme ça, lui demanda-t-il.
-Où sont les miens, demanda-t-elle, d'une petite voix.
-Les tiens, dit-il en éclatant de rire. Croyais-tu vraiment avoir des cadeaux ?
-C'est pourtant mon anniversaire, dit-elle, les larmes aux yeux.

La gifle qu'elle reçu la projeta contre le mur.

-Ton anniversaire, cria son père. Comment oses-tu dire ça ?
-C'est pourtant la vérité, répondit-elle. Rachel et moi sommes nés en même temps.
-Toi, tu étais une erreur, hurla-t-il. Tu ne devais pas venir au monde.

Les larmes roulaient sur les joues de la petite. Pourquoi ces parents la détestaient-ils autant ? Qu'avait-elle fait de mal pour s'attirer leur foudre ? Son père s'approcha d'elle et la releva du sol.

-Maintenant, je vais régler ton cas, dit-il, furieux.

Il traîna la petite et la poussa dans l'entrée de la cave. La petite tomba sur le sol et leva les yeux vers son père.

-Ne t'avises surtout pas de crier, lui dit-il d'un ton sévère.

Il referma la porte et verrouilla celle-ci. La petite se leva du sol et s'approcha de la porte. Elle eut beau tourner la poignée dans tous les sens, la porte ne voulait pas s'ouvrir. Elle se laissa tomber sur le sol et ramena ses jambes vers elle. Elle posa la tête sur ses genoux et laissa couler ses larmes discrètement.


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Je sais que le prologue est un peu court,
mais le premier chapitre sera beaucoup
plus long :P Alors, qu'est-ce que vous en
dites ? Donner moi votre avis, bon ou mauvais !

Gross bisouxxxx les miss

Et joyeux Noël à vous toutes !

# Posté le lundi 24 décembre 2007 00:14

Chapitre 1

Chapitre 1
11 ans plus tard

La fumée commençait à s'infiltrer sous la porte. La jeune fille essaya d'ouvrir la porte, mais en vain. Comme à chaque fois depuis 11 ans, la porte restait fermée. Elle se réfugia dans l'abri qu'elle s'était construit depuis qu'elle était ici.
Quand la fumée se fit plus épaisse, la jeune fille perdit tout espoir et se recroquevilla dans le fond de son abri.

-Est-ce qu'il y a quelqu'un, cria une voix.

La jeune fille leva la tête, un brin d'espoir dans les yeux. Avait-elle vraiment entendu cette voix ?

-Je vais défoncer la porte, lança à nouveau la voix. Donc reculer de la porte.

La jeune fille se leva de son abri et s'approcha doucement de l'entrée du sous-sol. Un grand coup se fit entendre et la porte s'ouvrit sur un pompier.

-Vous allez bien, demanda-t-il à la jeune fille en s'approchant d'elle.

La jeune fille lui répondit d'un hochement de tête.

-On va vous sortir d'ici, lui dit-il.

Il enveloppa la jeune fille dan une grande couverture et la fit sortir de la maison. La première chose que celle-ci fit, c'est de lever les yeux au ciel. Le ciel d'un bleu pâle la fit sourire.
Le pompier la conduisit vers un ambulancier. Celui-ci s'empressa de vérifier si elle allait bien. Ensuite, vient le tour d'un policier qui s'approcha d'elle.

-Bonjour mademoiselle, lui dit celui-ci. J'aurais quelques questions à vous poser.

La jeune fille hocha de la tête.

-D'abord, j'aurais besoin de votre nom, dit-il.

Le policier lui lança un regard, attendant une réponse, mais la jeune fille resta silencieuse.

-Vous pouvez parler, lui demanda-t-il.

La jeune fille baissa la tête.

-Je vois, dit-il. Est-ce que vous savez s'il y a d'autres personnes dans la maison ?

La jeune fille leva la tête et lui fit un hochement de tête. Le policier la remercia et s'éloigna plus loin. L'ambulancier fit monter la jeune fille à l'arrière de l'ambulance et monta à l'avant.

[...]


J'ouvris lentement les yeux pour m'habituer à la lumière. Il y a si longtemps que je vis dans l'obscurité. Je jetai un regard dans la pièce où je me trouvais. Quatre murs blancs, une porte, une petite fenêtre et un lit où j'étais allongé. C'est tout ce que contenait la pièce. Où pouvais-je bien être ?
Je me relevai un peu dans le lit pour me retrouver dans la position assise. C'est à ce moment que la porte de la pièce s'ouvrit, laissant entrer un homme d'un certain âge. Il me fit un sourire et s'approcha du lit.

-Je vois que vous êtes réveillé, me dit-il. Je suis le docteur Poitras.

Je lui jetai un regard essayant de comprendre ce que je faisais ici.

-Vous avez été transporté ici après l'incendie qui a rasé votre maison, continua-t-il. Malheureusement, vous êtes la seule survivante.

Mes parents et Rachel étaient donc morts. J'étais maintenant seule. Une larme roula sur ma joue. Peut-être que ceux-ci ne m'aimaient pas, mais moi, je n'ai jamais cessé de les aimer.

-Je sais que c'est difficile d'entendre ça, me dit le docteur.

Je levai les yeux vers lui. Il me fit un faible sourire et prit place sur une chaise.

-Maintenant, j'ai besoin de savoir quelques petites choses sur toi, dit-il. Tout d'abord, j'aimerais que tu me dises ton nom.

Jessica, aurais-je voulu lui dire, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je levai ma main vers ma gorge, sentant la panique monter en moi. Suis-je encore capable de parler ? Le docteur me jeta un drôle de regard, attendant une réponse.

-Vous allez bien, me demanda-t-il.

Je ne peux pas parler, aurais-je voulu répondre, mais aucun son ne sortait. Le docteur se leva et s'avança vers moi.

-Est-ce que vous pouvez parler, demanda-t-il.

Je lui fis un signe négatif de la tête.

-Je vais prévenir quelqu'un, dit-il en se dirigeant vers la porte. Il sortit de la pièce et referma la porte derrière lui. Mais qu'est-ce qui m'arrivait ? Pourquoi aucun son ne sortait de ma bouche ?

[...]


Le docteur refit son apparition quelques heures plus tard avec une femme. Ils s'approchèrent de moi et la femme me fit un sourire.

-Je suis Alex, me dit-elle. Nous avons découvert pourquoi tu ne pouvais pas parler.

Je levai les yeux vers le docteur, cherchant une réponse.

-Nous croyons que le choc que tu as subi t'a fait perdre la voix, continua-t-elle. C'est pourquoi, lorsque tu sortiras de cet hôpital, tu devras rencontrer une personne qui pourra t'aider à parler de nouveau.

Quel genre de personne devrais-je rencontrer ?

-Pour l'instant, nous allons te garder ici quelques jours, le temps que tu reprennes des forces, me dit le docteur.

Je fronçai les sourcils. Pourquoi devais-je rester ici ? Je me sens très bien. Le docteur compris mon questionnement et me fit un sourire.

-Tu as souffert de malnutrition. Donc, nous devons te garder sous observation quelques jours, me dit-il. Ne t'en fais pas, le temps passe assez vite ici.

Il me fit un dernier sourire et lui et la femme sortirent de la pièce. Je me tournai sur le côté, laissant mon regard dériver sur la fenêtre qui donnait sur la ville. Pourquoi étais-je la seule survivante ? Pourquoi n'étais-je pas partis en même temps que ma famille ?
La porte de la chambre s'ouvrit et je tournai la tête pour voir qui c'était. Une jeune infirmière s'approcha de mon lit, un plateau à la main.

-Voilà votre souper, me dit-elle.

Je lui fis un sourire et m'installai dans le lit pour pouvoir manger. L'infirmière sortit, me laissant seule à nouveau. J'attaquai mon repas avec un certain appétit. Il y avait déjà quelques jours que je n'avais rien avalé.
Quand j'eus terminé, je déposai le plateau sur la chaise et me tournai à nouveau vers la fenêtre. Mon regard dériva quelques instants sur les lumières étincelantes de la ville, avant que mes yeux ne se ferment d'eux-mêmes.

[...]


J'ouvris lentement les yeux et me tournai sur le dos. Le soleil plombait doucement dans la pièce. C'est tellement magnifique de revoir cet astre après tant d'année. La porte s'ouvrit et l'infirmière de la veille entra, un plateau à la main.

-Voilà votre petit déjeuner, me dit-elle. Si vous avez besoin de quoi que se soit, n'hésitez pas à sonner.

Je lui répondis avec un sourire et commençai à manger. L'infirmière me fit un sourire et sortit de la chambre. Tout le monde est gentil avec moi ici. Deux repas en 1 jour. C'est quasiment incroyable.

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Voila le premier chapitre les miss
J'espère que vous avez apprécier :P

Gros bisouxxxxx

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 00:53

Modifié le mardi 01 janvier 2008 12:49

Chapitre 2

Chapitre 2
Ça fait maintenant quelques jours que je suis ici. J'ai repris un peu la forme, mais je ne parle toujours pas. Je suis sensé sortir aujourd'hui de cet hôpital, donc j'aurais la chance de rencontrer quelqu'un qui va m'aider à retrouver la voix. La porte de ma chambre s'ouvrit et le docteur Poitras entra, le sourire aux lèvres.

-Bonjour, dit-il. Tu te sens bien aujourd'hui ?

Je lui fit un hochement de la tête.

-Tu te sens prête à quitter cet hôpital ?

Je lui répondis avec un grand sourire. J'avais hâte de pouvoir sortir d'ici et respirer le grand air.

-C'est ce que je croyais, me dit-il en souriant. C'est pourquoi je vais te donner ton congé.

Il me fit un grand sourire et me tendit un papier.

-Tu auras besoin de ça pour te présenter au bureau spécialisé dans les cas comme toi, me dit-il. C'est eux qui t'hébergeront pour un certain temps. J'ai déjà appeler un taxi pour t'y conduire.

Je lui fis un sourire pour le remercier. Il me rendit mon sourire.

-Je te souhaite bonne chance, petite. Tu en auras besoin.

Il me fit un dernier sourire et sortit de la chambre. Je jetai un dernier regard sur la chambre et sorti à mon tour. Je longeai les longs couloirs de l'hôpital pour me rendre à la sortie. Comme le docteur l'avait dit, un taxi m'attendait devant la porte. Je montai à l'arrière et lui tendis mon papier.

-Parfait mademoiselle, dit-il en se mettant en route.

On roula ainsi durant quelques minutes avant qu'on ne s'arrête finalement devant un grand établissement. Je sortis du taxi et me dirigeai vers l'entrée du bâtiment. Une jeune femme m'ouvrit la porte, le sourire aux lèvres.

-Tu dois être la jeune fille que l'hôpital nous envoie, me dit-elle.

Je hochai de la tête. Elle me fit un sourire et me fit entrer à l'intérieur.

-Moi c'est Johanne. Suis-moi, me dit-elle.

Elle me conduisit jusque dans une grande pièce où se trouvait une personne.

-Je te présente notre secrétaire, Annie, me dit Johanne.

La femme devant nous me fit un sourire.

-Tu pourrais lui sortir un formulaire, lui demanda Johanne.
-Bien sûr.

Annie se tourna vers son classeur et sortit une grande feuille.

-Voilà, dit-elle.
-Merci. Maintenant, suis-moi, me dit-elle. On va te faire remplir ce formulaire.

Je suivis Johanne jusque dans une cafétéria où l'on prit place à une table. Johanne me tendit le formulaire.

-Tu dois remplir ceci avant de pouvoir rencontrer quelqu'un, me dit-elle en souriant.

Je lui rendis son sourire et jetai un regard sur le formulaire. Comment veut-elle que je remplisse ce formulaire ? Je ne sais même pas ce qui est écrit. Johanne m jeta un regard et haussa un sourcil.

-Est-ce que tu sais lire, me demanda-t-elle.

J'hochai la tête dans un signe négatif.

-Je vais t'aider, me dit-elle en me souriant.

Elle me lit ce qui était écrit sur le formulaire et je n'eus qu'à indiquer ce qui manquait sur les lignes. Quand j'eus terminé, Johanne prit le formulaire, le parcourut un instant des yeux et me fit un sourire.

-Maintenant, je vais te conduire à ta chambre, me dit-elle.

On se leva et on sortit de la cafétéria pour se diriger dans un long couloir. Johanne s'arrêta devant une porte et se tourna vers moi.

-C'est ici que tu vas désormais rester, me dit-elle en ouvrant la porte.

Je jetai un regard dans la pièce. C'était assez confortable, du moins plus que mon sous-sol. Il y avait une fenêtre devant le lit qui allait me permettre de regarder à l'extérieur.

-Demain, tu pourras rencontrer notre spécialiste, me dit Johanne. Pour l'instant, prend le temps de t'installer.

Elle me fit un dernier sourire et referma la porte derrière elle. Je me laissai tomber sur le lit, le sourire aux lèvres.

[...]


Je me réveillai tôt le lendemain, à cause du soleil. Je me levai du lit en souriant et enfilai mes vêtements. Un coup à la porte se fit entendre et Johanne apparut dans l'embrasure de la porte.

-Je vois que tu es déjà réveiller, me dit-elle en souriant. Le petit déjeuner est servi à la cafétéria. Ensuite, tu devras aller rencontrer le spécialiste.

Je lui fis un sourire et on sortit de ma chambre. On se dirigea vers la cafétéria où il y avait déjà plusieurs personnes. Johanne me conduisit à une table et me fit asseoir pendant qu'elle allait chercher mon repas.

-Je peux m'asseoir ici ?

Je levai la tête et aperçus un jeune homme. Je lui répondis d'un hochement de tête. Il me fit un sourire et prit place à la table.

-Moi c'est Alex, me dit-il.

Je lui fis un sourire.

-Et toi ?

Je baissai la tête. Johanne arriva au même moment avec mon plateau.

-Bonjour Alex.
-Bonjour madame.
-Je vois que tu fais connaissance avec Jessica, lui dit-elle.
-Du moins j'essaie, dit-il.
-Il ne faut pas la blâmer, elle ne parle pas, lui dit Johanne.

Alex tourna son regard vers moi et me fit un faible sourire.

-Tu vas rencontrer la spécialiste ?

Je lui fis un hochement de tête.

-Elle est vraiment gentille. Elle pourra sûrement t'aider, me dit-il en souriant.

Je lui rendis son sourire et commençai à manger. Johanne nous quitta quelques minute plus tard et je me retrouvai seul avec Alex.

-Alors, pourquoi t'es ici, me demanda-t-il.

Je levai la tête vers lui.

-C'est vrai, dit-il. Tu ne parles pas.

Je lui fis un faible sourire et continuai mon repas. Quelques minutes plus tard, Johanne refit son apparition le sourire aux lèvres.

-Tu es prête, me demanda-t-elle.

Je lui fis un sourire et me levai. Elle me conduisit dans un long couloir et s'arrêta devant une porte.

-C'est ici, me dit-elle. Je reviens te chercher dans 1 heure.

Elle me fit un sourire et s'éloigna. Je frappai un coup à la porte.

-Entrez !

Je poussai la porte et entrai à l'intérieur de la pièce. Une jeune femme se tenait au milieu de celle-ci, et me fit un sourire.

-Tu dois être Jessica, me dit-elle. Moi c'est Amélie. C'est moi qui vais s'occuper de toi durant ton séjour ici.

Je lui fis un sourire. Elle m'indiqua la chaise devant son bureau et je pris place.

-Bon, à ce qu'on m'a dit, tu ne parles pas, dit-elle en jetant un regard sur ses papiers. On va remédier à cette situation bien assez tôt.

Elle leva les yeux vers moi et me fit un sourire.

-Mais à la condition que tu y mettes du tien aussi.

Je lui fis un grand sourire. Elle me semblait assez gentille comme disait Alex. Je sens qu'on va bien s'entendre toutes les 2 et que bientôt, je pourrais reparler de nouveau.

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 13:07

Chapitre 3

Chapitre 3
-Si on commençait cette séance, lança Amélie en me souriant.

Je lui rendis son sourire et m'installai confortablement dans la chaise.

-Tout d'abord, je vais te poser quelques questions. Tu pourras y répondre par un signe de tête ou bien me l'écrire, dit-elle en me tendant une feuille de papier et un crayon.

Elle prit ensuite une pause et fouilla un instant dans ses papiers.

-Tout d'abord, commença-t-elle, j'aimerais savoir ce que tu as ressenti lorsqu'on t'a appris que ta famille n'avait pas survécu à l'incendie.

Je fermai les yeux sentant la douleur monter en moi. J'avais perdu ma s½ur, mon sang dans cet incendie. Comment lui expliquer ce que je ressentais ?

-Tu peux l'écrire sur la feuille, me dit Amélie.

Je baissai les yeux vers la feuille blanche et laissai mes doigts saisirent le crayon. Je fermai les yeux et laissai ma main parcourir la feuille tout en laissant mes pensées dérivées vers ma s½ur. Quand j'ouvris les yeux, je posai mon regard sur Amélie.

-Parfait, dit-elle en prenant la feuille.

Sans m'en rendre compte, j'avais exposé mes sentiments sur cette feuille.

-J'apprécie vraiment que tu coopères, me dit-elle en souriant.

Je lui fis un faible sourire et laissai mon regard dérivé sur la fenêtre derrière Amélie.

-Parfait, dit-elle. Maintenant, on va commencer à reconstituer ton passé.

Pourquoi voulait-elle que je lui raconte mon passé ? Il n'y a vraiment rien d'intéressant là-dedans.

-J'aimerais savoir si tout allait bien avec tes parents, me demanda Amélie.

Mes parents ne m'ont jamais aimé. Je n'étais qu'une erreur pour eux. Je saisis la feuille de papier et inscrivit ce qu'elle voulait savoir avant de lui tendre la feuille. Elle parcourut les quelques phrases des yeux et posa son regard sur moi.

-Est-ce que tes parents aimaient ta s½ur ?

Je lui fis un signe affirmatif de la tête. Elle secoua doucement la tête.

-Je n'arrive jamais à comprendre comment des parents peuvent ne pas aimer leurs enfants, dit-elle en soupirant. Est-ce que tu as souffert de ça ?

Je posai mon regard sur la fenêtre et laissai. Une larme s'échappa du coin de mon ½il et je m'empressai de l'effacer. J'avais vécu une enfance difficile. Regardez vos parents offrirent tout ce qu'un enfant peut désirer à votre jumelle, alors que vous devez vous contenter de la fermer sous peine d'être battu.
Mes parents avaient toujours eu un ton plus élevé avec moi qu'avec Rachel. À chaque fois qu'ils me parlaient, ils levaient le ton et se mettaient souvent à crier, même si je n'avais rien fait de mal. Et si par malheur je répliquais quelque chose, je recevais une gifle ou bien la ceinture.
J'avais souvent demander à mes parents pourquoi ils agissaient ainsi avec moi, mais à chaque fois, ils contournaient la question avec une autre. Et si je revenais sur le sujet dans la même journée, j'étais puni pour le restant de la journée, sans aucun repas.

-Jessica, est-ce que ça va ?

Je tournai mon regard vers Amélie et lui fis un signe affirmatif de la tête.

-Si tu veux, on peut arrêter la séance pour aujourd'hui, me dit-elle.

Je lui fis non de la tête. Je voulais pouvoir sortir tous ces démons qui me hantaient le plus tôt possible.

-Comme tu veux, dit-elle en souriant. Parle-moi des relations que tu avais avec ta s½ur.

Rachel. Rachel était un ange avec moi. À chaque fois que les parents me frappaient, c'était la seule à venir me voir et me consoler. Et si les parents me privaient de nourriture, elle me montait en cachette les restants du repas.
Nous étions très proche l'une de l'autre. Même quand les parents m'ont enfermé dans le sous-sol, elle venait me voir en cachette et restait avec moi plusieurs heures. Elle non plus n'avait jamais compris pourquoi les parents étaient ainsi avec moi. Elle mettait souvent le tort sur elle, mais à chaque fois, je lui rappelais de ne pas s'en faire. Ce n'était tout de même pas de sa faute.
Rachel était la seule personne que je n'eusse jamais aimé. C'était beaucoup plus qu'une s½ur pour moi. C'était la seule amie que je n'avais jamais eus et ma confidente. Je crois que c'était pareil pour elle. À toutes les fois où un événement heureux ou malheureux lui arrivait, elle venait immédiatement me voir pour m'en parler.

-Jessica, tu es encore avec moi.

J'ouvris les yeux et fis un faible sourire à Amélie.

-Je sais que ça doit être assez dur de faire remonter ces souvenirs, mais c'est ce qui nous permettra de t'aider. Nous allons arrêter la séance pour aujourd'hui. Je te reverrais demain.

Je lui fis un sourire et me levai de la chaise.

-Reviens me voir demain matin à 9 heures, dit-elle en se levant.

Je lui fis un hochement de tête et ouvris la porte du bureau.

-À demain !

Je lui fis un sourire et refermai la porte derrière moi. Finalement, peut-être allait-elle m'aider à parler plus tôt que je ne le pense. Je me dirigeai vers ma chambre et ouvris la porte. Je me laissai tomber sur mon lit et fermai les yeux.

Flash-back

La porte du sous-sol s'ouvrit et mon père apparut dans l'escalier. Il me jeta un regard et descendit les marches. Il s'avança vers moi, le visage crispé de colère. Qu'avais-je donc encore fait pour le mettre en colère ?

-Tu es une méchante fille, dit-il. Tu vas finir par tuer ta mère.
-Mais...
-Ferme-là. Tu devrais avoir honte de faire ça à ta mère.
-Je n'ai rien fait, m'écriais-je.

Mon père me saisit par le bras et me leva du sol.

-Je t'ai dit de la fermer. C'est moi qui parle.

Les larmes roulaient sur mes joues. Mon père détacha lentement sa ceinture.

-Non pas ça, murmurais-je tout bas.
-Tu l'as bien mérité, dit-il.

Mon père m'installa sur le faux lit que je m'étais fait et leva son bras dans les airs.

-Non, criais-je, les larmes aux yeux.

Fin Flash-back


-Jessica, réveillez-vous.

J'ouvris lentement les yeux et découvrit Johanne devant moi.

-Est-ce que ça va, me demanda-t-elle

Je fermai les yeux et tournai la tête sur le côté.

-Un cauchemar ?

Je hochai doucement de la tête.

-Tout va bien maintenant, me dit-elle. Tu es en sécurité ici.

Je sais bien, mais je ne suis pas à l'abri de mes cauchemars. Johanne me laissa seule et je me recroquevillai dans mon lit. Pourquoi devait-il hanter mes rêves maintenant qu'il était mort ? Est-ce que j'allais devoir endurer ça le restant de ma vie ? Je fermai doucement les yeux et laissai couler mes larmes.

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Alors, vous aimez ma fic jusqu'à présent ?
Si le coeur vous en dit, je vous laisse l'adresse
du blog que j'ai fait sur CB :P
strify21

Voilà Gros bisouxxxx les miss et que la nouvelle
année vous apporte bonheur et joie :P

# Posté le mardi 01 janvier 2008 12:47

Chapitre 4

Chapitre 4
Ça faisait maintenant 2 jours que j'étais arrivé ici. Tout c'était bien déroulé dans mes séances avec Amélie. Elle m'avait posé plusieurs questions sur mon passé et sur ce qui s'était passé récemment. Mais aujourd'hui, c'était une journée plus difficile que les autres. C'était aujourd'hui que l'on enterrait mes parents et Rachel. Bien sûr, Amélie avait voulu que j'aille à l'enterrement.
Je m'étais habillé en conséquence, jupe et chandail à col roulé noir. Johanne m'avait aussi prêté une jolie paire de chaussure noire. Pour l'occasion, Amélie avait aussi demandé que l'on me fasse une nouvelle coupe de cheveux. Ce n'est pas que mes cheveux soient horribles, mais ils sont affreusement longs. J'avais maintenant les cheveux aux épaules. C'est beaucoup plus pratique à coiffer.
Nous étions assises, moi et Amélie dans la voiture qui nous conduisait à l'église. Le silence qui régnait dans la voiture était étourdissant. Je tournai mon regard vers la fenêtre et regardai défiler le paysage sous mes yeux.
On arriva quelques minutes plus tard devant l'église. On descendit de la voiture et on monta les quelques marches qui menaient à la grande porte. On entra à l'intérieur où se trouvait déjà une foule immense. Bien sûr, comme mon père faisait parti de la haute société, plusieurs personnes haut placées étaient présentes.

-Ça va bien ce passer, murmura Amélie.

Je tournai mon regard vers elle et lui fis un faible sourire. On s'avança vers les premiers bancs devant l'hôtel. 3 grands cercueils étaient alignés devant celui-ci. Amélie me fit asseoir sur le banc et prit place près de moi.
Mon regard était fixé sur les cercueils devant moi et sans m'en rendre compte, je me levai du banc et me dirigeai vers ceux-ci. Ma main effleura doucement le cercueil de ma mère et je me dirigeai vers celui de Rachel. Je posai ma main sur celui-ci et fermai doucement les yeux. Comment allais-je faire maintenant sans elle ? À qui allais-je raconter tous mes petits secrets ? Qui allait m'écouter à présent ?

-C'est vraiment dommage de mourir aussi jeune.

J'ouvris les yeux et aperçus le sénateur Hartford près de moi. C'était un des meilleurs amis de mon père. Le sénateur me fit un petit sourire que je lui rendis.

-Tu ressemble beaucoup à la jeune Rachel, me dit-il.

J'aurais bien aimé lui répondre, mais malheureusement, ma voix était toujours absente. Je me contentai donc de lui faire un faible sourire.

-On pourrait même vous considérer comme jumelle, dit-il. Mais ça serait impossible, puisque la jumelle de Rachel est morte il y a 11 ans.

Mes parents m'avaient donc fait passer pour morte. Voilà donc la raison du pourquoi personne ne s'interrogeait sur ma disparition. Le sénateur me fit un dernier sourire et s'éloigna vers quelqu'un d'autre. Je posai à nouveau mon regard sur le cercueil et fermai les yeux.

-Veuillez prendre place, nous allons commencer la cérémonie.

J'ouvris les yeux et me retrouvai face à face avec le prêtre. Il me fit un grand sourire et m'indiqua les bancs. Je lui rendis son sourire et me dirigeai vers Amélie. Celle-ci me fit un petit sourire et je pris place près d'elle. Quand le silence se fut installé dans l'église, le prêtre commença la cérémonie.
Il commença tout d'abord par résumer le parcours de mes parents. Leurs succès dans la vie, leur parcours et leur fin tragique. Ensuite vint le tour de Rachel. L'église qui était jusqu'à présent quasiment silencieuse, résonna de quelques sanglots ici et là. Je n'échappai point à la règle. Les larmes coulaient sur mes joues depuis le tout début.
Le prêtre termina la cérémonie quelques minutes plus tard et invita tout le monde à se diriger vers le cimetière qui se trouvait derrière. Tout le monde sortit de l'église et l'on se rendit à l'endroit prévu pour l'enterrement. Le temps était gris en cette journée, mais le soleil nous fit l'honneur de sa présence à ce moment. Les cercueils arrivèrent quelques minutes plus tard et on pu commencer.
Le prêtre récita quelques prières et se fut ensuite le tour de l'hymne national de commencer son chant glorieux. Vous vous demander sûrement ce que vient faire l'hymne national dans cet enterrement. C'est simple, mes parents étant haut placés, le sénateur à demander que l'on joue l'hymne pour eux.
Les cercueils commencèrent doucement leur descente dans la fosse. Mon regard erra une dernière fois sur le cercueil de Rachel avant que les hommes ne commencent à jeter les premières pelletées de terre. Amélie s'approcha doucement de moi et me prit par les épaules.

-C'est l'heure de rentrer, me dit-elle doucement.

Je jetai un dernier regard vers la fosse et suivis Amélie jusqu'à la voiture. Je pris place près d'elle sur le siège arrière et la voiture se mit en route vers l'Institue. On arriva quelques minutes plus tard et on descendit de la voiture. On entra à l'intérieur et Amélie se tourna vers moi.

-Le repas devrait être servit dans quelques minutes si le c½ur t'en dit.

J'hochai de la tête et lui fis un sourire. Elle me rendit mon sourire et s'éloigna dans le couloir. Je me dirigeai vers ma chambre et me laissai tomber lourdement sur mon lit. Je fermai les yeux et me remémorai les instants que je venais de passer. Je venais d'enterrer la seule famille que j'avais. J'étais donc à présent seule dans la vie, sans famille. Rachel allait me manquer affreusement.

Flash-back

La porte du sous-sol s'ouvrit doucement et Rachel apparut dans l'encadrement. Elle referma la porte derrière elle et descendit les escaliers. Elle s'approcha de moi et me fit un léger sourire.

-Les parents sont sortit pour la soirée, me dit-elle. J'ai donc décidé de venir te voir un peu.
-Tu sais que tu ne devrais pas. Si jamais ils te trouvent ici...
-Ils ne seront rien, dit-elle en s'assoyant près de moi.

Elle me fit un grand sourire et me prit dans ses bras.

-Tu sais, je m'en veux vraiment pour ce qui t'arrive, murmura-t-elle.
-Tu ne devrais pas t'en vouloir Rachel. Tu sais très bien que tu n'y es pour rien dans cette histoire, répondis-je.
-Mais si les parents ne tenaient pas tant à moi, tu pourrais sortir d'ici et ils t'aimeraient toi aussi.

Je lui fis un sourire et la serrai contre moi.

Fin Flash-back


[...]

3 jours s'étaient écoulés depuis l'enterrement de ma famille. J'avais continué mes séances avec Amélie, mais cela ne donnait absolument rien, je ne parlais toujours pas. Ce n'est pas par faute d'essayer, mais aucun son ne voulait sortir. Amélie m'avait encourager à persévérer, mais je doutais qu'un jour je puisse parler de nouveau.

-Jessica, tu m'écoutes ?

Je levai la tête vers Alex et lui fis un sourire.

-Tu étais encore partie dans tes pensées, me dit-il en souriant.

Je lui fis un petit sourire et baissai la tête.

-Je disais donc que dans quelques jours, je pourrais sortir d'ici, dit-il fièrement.

Je levai les yeux vers lui et lui fis un grand sourire. J'étais heureuse pour lui, il avait plus de chance que moi.

-Je vais sûrement retourner dans ma ville natale, dit-il.

J'haussai un sourcil, voulant en savoir plus.

-Je retourne à Chicago, me dit-il en souriant. Je vais y rejoindre ma famille.

Je lui fis un sourire et baissai la tête sur mon repas.

-Et toi, est-ce que tu sais quand tu partiras, me demanda-t-il.

J'hochai de la tête en signe de non. Je sais très bien que je ne sortirais pas d'ici avant un moment. Alex me fit un faible sourire et baissa la tête.

-Je suis certain que tu sortiras bien assez tôt, dit-il.

J'en doute. Johanne s'approcha de notre table et nous fit un sourire.

-Tu es prête pour ta séance, me demanda-t-elle.

J'hochai de la tête et me levai de la table. Alex me fit un sourire et je suivis Johanne dans le long couloir qui me menait au bureau d'Amélie. Johanne me fit un dernier sourire et m'ouvrit la porte. J'entrai dans le bureau et fis un sourire à Amélie qui était assise à son bureau.

-Bonjour Jessica, me dit-elle.

Je lui fis un sourire et pris place sur la chaise.

-Aujourd'hui, nous allons faire ça simple, me dit-elle. Je vais d'abord te faire faire un exercice pour ta voix.

Encore un exercice ! Elle ne comprendra donc jamais que ça ne marche pas. Au bout de 15 minutes, sans succès, Amélie se laissa tomber sur sa chaise.

-Je ne sais vraiment plus quoi faire, dit-elle. Nous avons tout essayer.

Je baissai légèrement la tête.

-Je ne sais plus quoi penser, dit-elle. Devrais-je te laisser partir ou bien te garder ici ?

Je levai les yeux vers elle.

-Si je te laisse partir, tu ne parleras jamais, mais si je te garde, on peut encore tenter quelque chose. C'est à toi de décider, me dit-elle.

Si je pars, où pourrais-je bien aller ? Je n'ai plus de maison et je suis sans famille.

-Est-ce que tu veux rester, me demanda-t-elle.

Je lui fis un signe affirmatif de la tête. Amélie me gratifia d'un sourire et se leva de sa chaise.

-Commençons le nouveau traitement, dit-elle.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 23:24