Chapitre 8

Chapitre 8

[ ] = Conscience
* * = Pensées

Ce n'est pas possible ! On dirait qu'ils me suivent partout. [ Je crois qu'on ferait bien d'y aller. ] Je lâchai la main de Sebastien et reculai lentement.

-Jess, je te présente Fabian, me dit Sebastien.
-Je t'ai déjà vu quelque part, me dit celui-ci.
-Je dois y aller, dis-je en reculant toujours.
-Mais tu viens à peine d'arriver, me dit Sebastien.
-Je suis désolée !

Je me retournai et m'enfonçai dans la foule. [ Plus vite ! ] * Je fais ce que je peux ! * [ Il va nous rattrapper. ] Je tournai la tête et aperçus Sebastien qui tentait de me rejoindre. Je pressai le pas et arrivai devant la porte. J'ouvris celle-ci et la refermai avant de me diriger vers la sortie de l'appartement.

-Jess, attends !

[ Tu ne vas pas arrêter quand même ? ] * Pourquoi pas ! Sebastien ne sait rien de cette histoire. * [ Et si jamais son ami lui a tout raconté ? ] * Laisse-moi tranquille ! * Je m'arrêtai et me retournai vers Sebastien.

-Qu'est-ce qui se passe, me demanda-t-il en arrivant près de moi.
-Je dois rentrer chez moi.
-Mais pourquoi ?
-C'est beaucoup trop long à expliquer.

La porte du studio s'ouvrit et 3 gars en sortirent.

-La voilà, cria l'un d'eux en me pointant.
-Je dois y aller.
-Attends, me dit Sebastien en me prenant par le bras.
-Je t'en prie ! Je dois vraiment y aller.
-On pourra se revoir ?
-Passe à la boîte de nuit demain soir.

Sebastien me fit un sourire et lâcha mon bras.

-Je t'expliquerais tout demain, lui dis-je.
-D'accord.

Je lui fis un sourire et m'empressai de sortir de l'appartement. J'appuyai sur le bouton de l'ascenseur et entrai à l'intérieur de celui-ci. Les portes se refermèrent au moment où les 3 gars sortirent de l'appart. [ On s'en ai encore tirer ! ]
L'ascenseur s'arrêta et je descendis avant de sortir à l'extérieur de l'immeuble. J'arrêtai un taxi et montai à l'arrière avant de lui donner l'adresse de l'appartement. Je m'appuyai sur le dossier et fermai les yeux. Pourquoi avait-il fallu que les gars de ce gang de rue soit à ce party ? [ N'oublie pas que Sebastien est ami avec eux ! ] * Comment va-t-il réagir en apprenant ce que j'ai fait ? * [ Soit il ne te parlera plus et aidera ses amis à te poursuivre ou soit il t'aidera. ] * Je pourrais toujours lui raconter ce qui c'est vraiment passé lorsque je le verrai demain. * [ Espèrons qu'il sera de ton côté. ]

POV Amélie

Dirk venait tout juste de m'inviter à danser, lorsque j'aperçus Jess quitter la pièce, suivit par Sebastien. Je me demande bien ce qui ce passe ? J'eus ma réponse quelques secondes plus tard, lorsque j'aperçus 3 membres du gang de Grudge. Je crois bien qu'elle va avoir besoin d'aide. Je posai ma bière sur le comptoir.

-Je dois y aller, dis-je à Dirk.
-Déjà ?
-Je n'ai pas le choix. Jess à besoin de moi.
-Pourquoi ? Elle est avec Strify, non ?
-Pas pour longtemps. On aura peut-être l'occasion de se revoir, lui dis-je en souriant.
-J'espère bien.

Je lui fis un sourire et m'éloignai en direction de la porte. Je m'apprêtai à ouvrir la porte, mais celle-ci s'ouvrit sur Sebastien.

-Elle est déjà partie, lui demandais-je.
-À l'instant, me dit-il.
-Et les 3 gars ?
-Ils n'ont pas réussi à la rattrpaper. J'y pense, peut-être pourrais-tu m'aider à comprendre ce qui se passe !
-Pas maintenant, lui dis-je. De toute façon, c'est à Jess de t'en parler.

Je lui fis un sourire et passai près de lui pour sortir. Je me dirigeai par la suite vers la sortie de l'appartement. Les 3 gars étaient devant l'ascenseur et discutaient entre eux. Ils se tournèrent vers moi en me voyant.

-Elle est avec l'autre celle-là, lança un gars.

Oh là ! Je crois que je suis dans la merde moi. Les 3 gars se dirigèrent vers moi d'un pas pressé. Je reculai et entrai dans l'apaprtement en vitesse. J'allai arriver devant le studio, quand une main se posa sur ma bouche, m'empêchant de crier

POV Jess

Le taxi me déposa devant mon immeuble et j'entrai à l'intérieur. Je montai les nombreux escaliers et ouvrit la porte de l'appartement. J'enlevai mes souliers et allumai une lumière pour Amélie. Je me dirigeai vers ma chambre et refermai la porte avant de me laisser tomber sur mon lit.

[...]

Je dus tomber endormis dans cette position, car quelques heures plus tard, je me réveillai habiller dans mon lit. Je me levai et me dirigeai vers la cuisine pour répondre au téléphone qui sonnait. Qui pouvait bien appeler en pleine nuit ? [ Sûrement Amélie pour dire qu'elle ne viendra pas cette nuit. ] * Peut-être bien. * Je saisis le combiné et appuyai sur la communication.

-Oui.
-Tu aimerais revoir ton amie en vie ?
-Quoi ? Mais qui êtes vous ?
-Nous avons ton amie Amélie avec nous.

Je me dirigeai vers la chambre d'Amélie pour vérifier la crédibilité du gars. Celle-ci n'était pas dans sa chambre.

-Que me voulez-vous ?
-Que tu viennes nous rejoindre dans un hangar ! Tu dois rencontrer le patron si tu ne veux pas voir ton amie mourir.
-Qu'est-ce qui me dit que vous dites la vérité ?

J'entendis un grand cri provenant de derrière le gars. Mon c½ur cessa de battre quelques secondes. Comment avait-il fait pour prendre Amélie ?

-Alors, tu me crois maintenant ?
-Elle n'a rien à voir là-dedans.
-On le sait. Mais c'est la seule façon de pouvoir t'atteindre.
-Si vous lui faites du mal...
-Rejoins-nous au hangar de la 3e rue, dans 1 heure.

Le gars raccrocha avant que je n'aie pu ajouter quelque chose. [ Ces enfoirer ! Je vais les tuer ! ] * S'ils ne nous tuent pas avant. * [ Je ne leur laisserais pas le temps. ] Je me dirigeai vers ma chambre pour m'habiller plus chaudement. Je me dirigeai ensuite vers la porte et enfilai mes chaussures avant de sortir de l'appartement. [ Tu vas vraiment y aller ? ] * Je ne peux pas laisser Amélie dans une telle galère. Ce n'est pas de sa faute à elle. *
Je sortis de l'immeuble et me mis en route vers la 3e rue. [ Tu aurais dû appeler quelqu'un pour nous aider. ] * Qui veux-tu que j'appele ? Personne ne voudra m'aider. * [ Peut-être que Sebastien... ] * Oublie ça tout de suite. Déjà que Amélie est mêler dans cette affaire à cause de moi, je n'irais pas mettre Sebastien dans la même merde. * [ C'était juste une suggestion. ]
J'arrivai bientôt sur la 3e rue et me mis à la recherche du fameux hangar. Je trouvais celui-ci quelques secondes plus tard. [ Prête pour l'affrontement ? ] * On dirait bien. * Je m'avançai vers la porte et frappai un grand coup. La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard sur Fabian. Celui-ci me fit un grand sourire et me laissa passer.
Le hangar était en piteux état. Dans chaque recoin, on pouvait distinguer de nombreuses toiles d'araignées. Les planches qui servaient à former le hangar étaient en mauvaises état. La poussière s'était accumulée sur les vieux meubles qu'abritait le hangar. Le sol était recouvert lui aussi d'une épaisse couche de poussière qui laissait paraître les traces de pas.

-Tu as bien fait de venir, me dit Fabian.
-Où est-elle ?
-Une chose à la fois, me dit-il en souriant. D'abord le patron et ensuite ton amie.

Il me prit par le bras et m'entraîna avec lui dans le hangar. Il me conduisit jusque devant une porte fermée. Il ouvrit celle-ci et me fit entrer à l'intérieur avant de refermer la porte derrière moi.
La nouvelle pièce était un peu mieux que l'entrée du hangar. La poussière était beaucoup moins épaisse et les toiles d'araignées étaient absentes dans la pièce. La seule chose qui se trouvait dans la pièce était une vieille chaise en bois, posée en plein milieu de la pièce. Une petite fenêtre laissait entrer quelques rayons de lumières pour éclairer la pièce. [ Cette pièce me donne la chaire de poule. ] * C'est pareil pour moi. *
La porte s'ouvrit derrière moi et je me retournai d'un bond. Un grand homme entra dans la pièce et referma la porte derrière lui. Je plissai les yeux pour tenter de distinguer son visage, mais le peu de lumière présente dans la pièce m'empêchai de bien voir.

-Alors, mes hommes ont finalement pu mettre la main sur toi.

[ Cette voix, je la recconnaîs. ] * Je la connaîs aussi, mais je n'arrive pas à savoir qui c'est. * [ Voyons, c'est... ]

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 11:00

Chapitre 9

Chapitre 9
[ Voyons, c'est Alex ! ] * Non, c'est impossible ! * Pourtant, ça ne laissait aucun doute lorsqu'il s'avança vers moi. * Mais comment est-ce possible ? Pourquoi fait-il ça ? * [ Je n'en sais rien moi. ] * Et dire que j'étais près de lui tout ce temps sans savoir qui il était en réalité. * [ Tu ne pouvais pas savoir. ]

-Bon, si on discutait un peu, lança Alex.

Il s'avança vers moi avec un sourire mauvais. [ Je sens que je commence déjà à regretter d'être venu dans cette ville avec toi. ] * Tu n'avais qu'à rester à Los Angeles, alors. * [ Ne grimpe pas dans les rideaux ! ]

-Assieds-toi, me dit Alex en me montrant la chaise du doigt.
-Je préfère rester debout.
-C'est comme tu veux, dit-il en souriant.

Il se tourna, dos à moi et se râcla la gorge.

-Bon, commençons. Tout d'abord, je veux que tu me dises à quel endroit tu as caché le paquet que Wolfgang t'a donné.
-Je l'ai déjà dit aux autres, le paquet est arrivé aux Etats-Unis à l'heure qu'il est.

Alex se tourna vers moi en fronçant les sourcils.

-Et qu'est-ce qui me dit que ce que tu racontes est vrai ?
-C'est pourtant la vérité. J'ai donné le paquet à un homme et celui-ci est reparti par avion aux Etats-Unis, lui répondis-je.
-Qui t'a demandé ce paquet ?
-Un homme du nom de Rupert, dis-je en baissant la tête.

Alex éclata d'un grand rire. [ Il est cinglé ce mec ! ] * Je ne sais pas, mais il me fait vraiment peur. *

-Mon bon vieux Rupert. Moi qui le croyais mort depuis très longtemps, lança Alex et cessant de rire. Maintenant, dis-moi, que contenait le paquet ?
-Je n'en sais rien. Je n'ai pas regardé à l'intérieur.
-Menteuse, cria-t-il.
-C'est vrai, j'ignore ce qu'il contient, lui répondis-je les larmes aux yeux.

Alex me jeta un regard noir et se dirigea vers la porte avant de se tourner vers moi.

-Lorsque tu seras prête à répondre à cette question, fais-moi signe, dit-il.
-Je vous ai déjà répondu, lui dis-je.

Alex fit un sourire en coin et ouvrit la porte avant de sortir et de refermer derriere lui. J'entendis le déclic de la serrure et me laissai tomber sur la chaise. Comment allais-je sortir d'ici maintenant ? Si ça se trouve, je suis coincé ici pour une question de paquet, le restant de ma vie. [ Mais non, quelqu'un finira bien par nous retrouver. ] * Et qui d'après toi ? Je te signale que personne n'est au courant de notre venue ici. * [ Ton ami finira bien par demander de tes nouvelles à quelqu'un et il finira par découvrir que tu es ici. ] * Mais dans combien de temps ! *
En plus, je ne sais même pas où est Amélie et si elle va bien. Dire qu'elle est enfermée quelque part par ma faute. Je n'aurais jamais dû accepter son offre de rester chez elle. Si ça se trouve, elle est peut-être seule dans une pièce à me maudire pour tout ce qui lui arrive. [ Mais non, arrête de t'inquièter pour rien. Amélie sait très bien que tu n'y es pour rien dans cette affaire. ] * J'espère qu'elle est du même avis que toi. *

[...]


Je ne sais pas depuis combien temps j'étais dans cette pièce, mais je commençais à trouver le temps long. [ Je m'emmerde, je m'emmerde ! ] * Ta gueule, tu me la saoule ! * [ La madame est fachée ! ] Je poussai un long soupir et fermai les yeux quelques secondes. Un bruit de pas me fit tendre l'oreille et j'ouvris les yeux. La porte s'ouvrit et Alex apparut devant moi.

-Lève-toi, me dit-il sur un ton froid.

Je m'excutai et m'approchai de lui.

-Fabian va te conduire à la boîte de nuit pour que tu puisses faire ton chiffre. Après, il te reconduira ici, me dit-il.

J'hochai d'un signe de tête. Alex se retourna et sorti de la pièce laissant entrer Fabian. Celui-ci me fit un sourire en coin et m'invita à le suivre. Je lui emboîtai le pas et sortis de la pièce. Fabian me conduisit jusqu'à l'extérieur du hangar et me fis monter dans une voiture. Il démarra et se mit en route vers la boîte. Au moins, j'allai peut-être pouvoir en profiter pour m'éclipser en douce.
15 minutes plus tard, Fabian arrêta la voiture devant la boîte et m'ordonna de sortir. Il me conduisit jusqu'à l'intérieur et me demanda de faire le travail que je devais faire avant l'ouverture de la boîte. Il prit place à une table et je me dirigeai vers le comptoir pour tout préparer. [ Tu crois qu'il va finir par nous lâcher ? ] * Je ne sais pas, mais j'aimerais bien. *
Une demi-heure plus tard, les clients commencèrent à entrer dans la boîte et je me dirigeai vers eux pour prendre leur commande. Je retournai ensuite au comptoir, sous l'½il vigilant de Fabian pour leur apporter leurs boissons. Après avoir servis plusieurs tables, je retournai derrière le comtoir.

-Salut la miss !

Je me retournai et aperçus Sebastien. Je lui fis un petit sourire et l'invitai à s'asseoir au comptoir.

-Ça va, lui demandais-je.
-Bien sûr et toi ?

Je baissai légèrement la tête et m'emparai d'un verre pour le nettoyer.

-Ça va aussi, lui répondis-je.
-Tu t'en sors avec tout ce monde ce soir, me demanda-t-il.
-Ça peut aller, il n'y a pas tant de monde que ça.

Sebastien me fit un sourire.

-Je peux te servir quelque chose, lui demandais-je.
-Une smirnoff.

Je me tournai vers le comptoir des boissons et saisis une smirnoff avant de lui tendre.

-C'est pour moi, lui dis-je en souriant.
-Merci !

Je lui fis un sourire et jetai un regard vers la table de Fabian. Celui-ci nous regardait avec un sourire aux lèvres. [ Je pourrais l'étripper sur place ce mec. ] * Qu'est-ce que tu attends pour le faire ? * [ Comment veux-tu que je fasse ça ? Je te rappele que je suis seulement une conscience. ] * Ah oui, j'avais oublié ! XD *

-T'es sur que ça va la miss, me demanda Sebastien.
-Mais oui, pourquoi ?
-On dirait que tu es perdu dans tes pensées, me dit-il en souriant.
-Désolé, je réfléchissais à un truc.
-À ce que tu allais me dire pour expliquer ton départ précipiter hier soir ?

C'est vrai, je lui avais promis de tout lui raconter. Mais je ne peux pas le faire avec Fabian près de nous. [ Les toilettes. ]

-Je vais tout te raconter. Mais pas ici, lui dis-je. Va me rejoindre dans les toilettes dans 5 minutes.

Sebastien haussa un sourcil, mais me fit un signe de tête. Il se leva de la chaise et se dirigea dans la foule. Pour ma part, je me dirigeai vers l'autre serveur pour l'avertir que je devais m'absenter quelques instants. Je me dirigeai ensuite vers les toilettes pour y rejoindre Sebastien. Celui-ci était appuyé au mur et fixai le sol.

-Entre dans les toilettes, lui dis-je en arrivant près de lui.

Il me jeta un drôle de regard mais me suivit quand même dans les toilettes. Je vérifiai s'il y avait quelqu'un et me tournai vers lui.

-Pourquoi tu ne pouvais pas parler près du bar, me demanda Sebastien avant que je ne puisse ouvrir la bouche.
-Je suis surveiller, lui répondis-je.
-Par qui ?
-Ton ami Fabian.

Sebastien fronça un sourcil, mais ne posa aucune question me laissant le soin de lui expliquer et c'est ce que je fis, mais sans toute fois lui raconter ce qui se passait à ce moment même avec Alex. Sebastien resta silencieux quand j'eus terminé de tout lui raconter et tourna la tête.

-Si je comprends bien, tu as maintenant Fabian et ces amis sur le dos, me dit-il après quelques minutes.

J'hochai d'un signe de tête. [ Il ne va pas t'aider. Je suis sûr qu'il va tout aller raconter à Fabian. ] * Tu n'en sais rien ! Alors ferme-là ! *

-Maintenant tu sais tout, dis-je.
-Je comprends plusieurs choses maintenant, me dit-il en levant la tête.

Je lui fis un faible sourire et baissai la tête.

-Et je veux que tu saches que si jamais tu as besoin d'aide, tu peux compter sur moi, ajouta-t-il.

Je relevai la tête, les larmes aux yeux. [ Et bien, j'y crois pas ! Il va vraiment t'aider ! ] * Je te l'avais bien dit. Sebastien est quelqu'un de très bien. *

-Merci, lui dis-je.

Il me fit un sourire en coin.

-Bon, je crois qu'on ferait bien d'y retourner avant que Max n'alerte la sécurité, dis-je en lui rendant son sourire.

On sortit donc des toilettes et on retourna au comptoir. Sebastien passa quelques minutes avec moi avant de décider de retourner chez lui. Je le remerciai une nouvelle fois et il me donna rendez-vous ici demain soir. Quand il fut parti, Fabian se leva de sa chaise et s'avança vers moi.

-Qu'est-ce que tu as foutu avec Sebastien tout à l'heure, me demanda-t-il.
-Rien du tout, lui répondis-je en me dirigeant vers une table.

Fabian me retenu par le bras et me fit pivoter vers lui.

-Alex m'a bien prévenu. Si jamais il y a quelque chose, je devais te ramener au hangar, me dit-il.
-Ma soirée n'est pas terminée.
-Et bien j'ai décidé qu'oui, me dit-il en m'entraînant avec lui vers la sortie.

Il me fit sortir de la boîte et me fit monter dans la voiture. Il mit le contact et se mit en route vers le hangar. Quand on arriva, il me fit sortir de la voiture et me conduisit à l'intérieur. Il m'entraîna jusque dans la pièce que j'occupai, il y quelques heures et m'y enferma. Et voilà ! J'étais revenu à mon point de départ sans avoir réussi à demander de l'aide à Sebastien.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 11:46

Chapitre 10

Chapitre 10
Le soleil commençait à s'infiltrer dans la pièce, lorsque j'ouvris les yeux. J'avais passé une partie de la nuit debout, croyant qu'Alex allait venir me voir, mais j'avais fini par m'endormir à bout de force. Peut-être allait-il passer aujourd'hui ! Je me levai du sol et me dirigeai vers la fenêtre.

BANG

[C'était quoi ce bruit ? ] * Je ne sais pas. * Je me dirigeai vers la porte, mais j'arrêtai à mi-chemin lorsque j'entendis le déclic de la serrure. [ Ça doit être Alex. ] Mais qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque la porte s'ouvrit et que Sebastien entra dans la pièce.

-Est-ce que ça va, me demanda-t-il en s'approchant de moi.

J'hochai d'un signe de tête. Sebastien me prit dans ses bra et j'appuyai ma tête contre son épaule.

-Tout va bien maintenant, me dit-il en caressant mes cheveux. Je vais te faire sortir d'ici.
-Comment as-tu su que j'étais ici, demandais-je en levant la tête.
-Je n'étais pas encore partie de la boîte lorsque j'ai aperçu Fabien te traîner à l'extérieur. Je vous ai donc suivis jusqu'ici, dit-il en sourirant.
-Merci, lui dis-je en lui rendant son sourire.
-Bon, allons-y !
-On doit d'abord trouver Amélie, lançais-je.
-Elle est ici ?

Je lui fis un signe de tête.

-Ils se sont servit d'elle pour m'amener jusqu'ici, lui dis-je en baissant la tête.
-Est-ce que tu sais où ils l'ont enfermé ?
–Sûrement ici à quelque part, répondis-je.
-Essayons de la retrouver alors.

On sortit de la pièce et on s'enfonça dans le couloir. On cherchait depuis quelques minutes, lorsque je me tournai vers Sebastien.

-Tu sais, tu n'es pas obliger de rester pour m'aider, lui dis-je. Si tu veux partir, je comprendrais.

Sebastien s'approcha de moi et me prit dans ses bras.

-Je t'ai dit hier soir dans les toilettes que si tu avais besoin de moi, je serais toujours là. Alors pourquoi voudrais-je partir maintenant ?
-Peut-être que tu as mieux à faire.
-Je suis ici pour t'aider alors c'est ce que je vais faire, dit-il. Maintenant, trouvons Amélie et sortons d'ici.
-Merci Sebastien. T'es vraiment gentil.
-Ça me fait plaisir !

Je lui fis un sourire et on se remit à la recherche d'Amélie. On fouilla toutes les pièces possibles jusqu'à la dernière porte. [ J'espère qu'elle est derrière cette porte, parce que sinon on est foutu.] Sebastien ouvrit la porte grâce à la clé.

-Dieu merci, vous voilà, cria Amélie en nous voyant. Je croyais que vous m'aviez abandonné.
-Mais non, je devais d'abord sortir par moi-même de cet endroit, lui répondis-je.
-Et comment t'as fait ?

Je tournai mon regard vers Sebastien en souriant.

-Je vois, dit-elle. Bon, je ne sais pas pour vous, mais moi je veux quitter cet endroit.

On éclata tous les 3 de rire avant de sortir de la pièce. On se dirigea ensuite vers la sortie du hangar, question de retourner chez nous. Ce que nous ne savions pas, c'est que Fabian nous attendait à l'exétieur.

-Où croyez-vous allez comme ça, nous dit-il, un sourire narquois aux lèvres.
-Laisse-nous partir, lui répondit Sebastien.
-Navré vieux, mais la fille nous appartient. C'est la propriété du patron, lui dit Fabian.
-C'est ce qu'on va voir, répondit-il.

Sebastien se tourna vers nous.

-Quand je vous ferai signe, partez, murmura-t-il.

Amélie lui répondit d'un hochement de tête.

-Si on réglait ça maintenant, lança Sebastien en se tournant vers Fabian.
-C'est ce que j'attends depuis 2 semaines, répondit celui-ci.

L'expression sur le visage de Sebastien, changea.

-Et oui vieux, je suis au courant pour ton implication dans le gang de Wolfgang, lui dit Fabian en souriant. Ça fait un choc de savoir ça, n'est-ce pas ? C'était pareil pour moi quand j'ai appris que tu nous espionnais.
-Allez-y les filles, nous dit Sebastien. Fabian et moi on va régler ça à deux.
-C'est hors de question, lança Fabian en s'avançant.

Sebastien s'avança à son tour et se plaça devant celui-ci.

-C'est entre toi et moi, dit-il. Donc laisse-les partir.

Fabian lui jeta un regard noir.

-Vous pouvez y aller les filles, nous dit Sebastien.

Amélie me prit par le bras et m'entraîna derrière elle. [ On ne devrait pas laisser les gars seuls. ] * On n'a pas le choix. * [ Et si jamais Sebastien... ] * Ta gueule ! J'aime mieux ne pas penser à ce qui pourrait arriver. * Amélie s'arrêta finalement devant notre immeuble et se tourna vers moi.

-Je sais que tu te fais du soucis pour Sebatien, mais ne t'en fai spas. Tout va bien se passer, me dit-elle.
-Tu crois ?
-Je suis certaine que dans moins d'une heure, il viendra frapper à notre porte.

Je lui fis un petit sourire. [ Espèrons qu'elle est raison. ]

POV Sebastien

Nous étions l'un devant l'autre lorsque les filles partirent. Au moins, je savais qu'elles étaient en sécurité. Un sourire se dessina sur les lèvres de Fabian.

-Qu'est-ce qui te fais sourire ainsi, lui demandais-je.
-Pourquoi tu protège cette fille, me demanda-t-il.
-Parce que je veux le faire, lui dis-je.
-Ne me dit pas que tu as un faible pour elle !

Mais pour qui se prend-t-il celui-là ?

-Je ne veux pas te faire de la peine Strify, mais cette fille elle n'est pas pour toi, me dit-il en souriant.
-Et comment le sais-tu ?

Il éclata d'un rire qui me fis froid dans le dos.

-C'est pourtant simple, me dit-il en cessant de rire. Dès que j'aurais réglé ton cas, j'irais directement chez elle pour la sauter et tu sais quoi, elle va se laisser faire. Tu dois te dire que ça n'arrivera jamais, mais détrompe-toi Strify, je l'ai déjà sauté et je peux t'assurer qu'elle est bonne.

C'est impossible ! Il me dit tout ça seulement pour que je le croie et que j'en finisse avec lui. Il doit savoir qu'il ne fait pas le poids contre moi.

-J'espère au moins que tu t'es offert du bon temps avec elle, lui dis-je.
-Le meilleur qui soit, me dit-il en souriant. Cette fille est tellement chaude !

Je lui fis un sourire et baissai la tête. S'il croit que je vais avaler ce charabia, il se trompe.

-Mais malheureusement pour toi Strify, tu n'auras pas l'occasion de le savoir, me lança Fabian.

Je levai les yeux vers lui et remarquai le révolver qu'il tenait à la main. Je reculai lentement tout en gardant un ½il sur lui.

-On fait moins le malin, me dit-il en souriant.
-Tu ne pourras jamais tirer, lui dis-je. Tu n'as jamais pu de toute façon tirer sur quelqu'un.
-C'est ce qu'on va voir, cracha-t-il.

À ce moment, tout se passa au ralenti. Fabian appuya sur la gachette et je me penchai pour éviter la balle. Il s'apprêtai à appuyer à nouveau, mais cette fois, un autre coup rétentit plus loin et Fabian s'écroula sur le sol. Je me relevai et jetai un coup d'½il aux alentours. J'aperçus alors Yu qui se dirigeait vers moi, le sourire aux lèvres.

-Merci vieux, lui dis-je.
-Ce n'est rien, dit-il. Je n'allais quand même pas le laisser te tuer.

Je lui fis un grand sourire et le serrai dans mes bras. J'avais bien cru que mon heure était arriver avant que Yu n'intervienne. Mais maintenant, tout était terminé, Fabian était parti pour un monde meilleur.

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 11:32

Chapitre 11

Chapitre 11
J'étais assise dans le sofa à regarder la télé depuis près d'une heure. Je n'avais toujours pas eu de nouvelles de Sebastien. [ Je suis sûr que c'est fini pour lui.] * Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? * [ Tu l'as entendu frapper à la porte depuis le temps ? ] * Non. * [ Voilà, tu as ta réponse ! ] * Mais non, dans quelques minutes il va arriver. * [ On verra bien. ]
Est-ce que ma conscience avait raison ? Devrais-je vraiment m'en faire ? [ Bien sûr que si ! ] * C'est bon, ferme là ! * [ La dame est choquée ! ] [ C'est normal puisque tu mens. * [ Moi ! Jamais. ] La sonnette de l'entrée se fit entendre. * Tu vois, tu mentais. Il est arriver. * [ Pffff. ] Je me dirigeai vers la porte et m'empressai de l'ouvrir.

-Bonjour mademoiselle. Je viens livrer un colis pour mademoiselle Amélie Über.

Je poussai un soupir. [ Je savais que je ne mentais pas. Il ne reviendra pas. ] * Ta gueule ! * Je signai les papiers et m'emparai du colis avant de refermer la porte. Amélie entra dans la pièce à ce moment.

-Qui c'était ?
-Un colis pour toi, répondis-je en lui tendant le paquet.
-Et bien !

Je lui fis un sourire et me dirigeai vers le salon. Je me laissai tomber sur le sofa et ramenai mes jambes vers moi. [ Tu sais, je rigolais tout à l'heure. J'aimerais bien qu'il revienne. ] * J'aimerais bien aussi. * Amélie entra dans la pièce et s'installa près de moi.

-Alors, c'était quoi le paquet ?
-Quelques trucs que ma mère m'envoie, me répondit-elle.

Je lui fis un sourire et reportai mon attention sur la télé.

-Tu crois qu'il va revenir, demandais-je soudain.

Amélie resta silencieuse pendant quelques secondes.

-Tu sais, peut-être a-t-il seulement oublié de venir nous voir, me dit-elle. Si ça se trouve, il est chez lui entrain de s'occuper à ses affaires.
-Tu y crois vraiment ?

Amélie baissa la tête. [ Elle ne se croit pas elle-même. Pathétique. ] * Elle essaie seulement de me rassurer. * [ Tu trouves que ça marche, toi ? ] * Non, mais au moins elle a de bonnes intentions. * [ Pitoyable. ]
On passa près d'une heure encore à regarder la télévision, attendant que quelqu'un frappe à la porte. [ C'est vraiment foutu. Il ne reviendra jamais plus maintenant. ] * Ne dit pas ça. * [ Ça fait 2 heures qu'on les a quittés ! Si ça trouve, Sebastien est... ] * Ta gueule ! Ne dit pas ce mot où je te tue ! * [ Tu te tuerais toi-même. ] * Je m'en fiche ! Ferme là et c'est tout. *
La sonnette de l'entrée se fit entendre et Amélie me jeta un regard. Je lui fis signe d'aller ouvrir et elle me répondit d'un hochement de tête. [ Si ça trouve, c'est lui. ] Amélie se leva du sofa et sortit de la pièce. Je l'entendis ouvrir la porte et pousser un petit cri. [ Tu crois que c'est lui ? ] * J'ai comme l'impression. *
Je me levai du sofa et me dirigeai vers l'entrée. [ Oui ! ] Je me précipitai vers Sebastien et sautai dans ses bras. Celui-ci me serra contre lui et déposa un baiser dans mes cheveux.

-Je suis tellement contente que tu sois là, lui dis-je.
-C'est terminé maintenant.

Je lui fis un sourire et me dégageai de ses bras avant de me tourner vers Amélie et Dirk. Celle-ci me fit un grand sourire que je lui rendis.

-Si vous nous racontiez ce qui c'est passé, leur demanda Amélie.
-On ne pourrait pas d'abord manger un morceau. Je meurs de faim moi, lui répondit Dirk.
-Bon d'accord, dit-elle en soupirant. Pizza pour tout le monde.

On lui fit un sourire et elle sortit de la pièce pour aller commander la pizza suivit par Dirk. [ Bon, qu'est-ce que t'attends ? ] * Quoi ? * [ Qu'est-ce que t'attends pour lui parler ? ] * Lui parler de quoi ? * [ Non mais quelle idiote celle-là ! ] * Ne m'insulte pas. *

-Est-ce qu'on reste dans l'entrée ou on va s'asseoir au salon, me demanda Sebastien.
-Allons nous asseoir au salon, répondis-je en souriant.

[ C'est le moment de lui dire. ] * Je ne sais même pas de quoi tu parles. * [ Tu es pitoyable ! ] Sebastien prit place dans le sofa et je m'installai près de lui. [ Bon, lance-toi. ] * Non mais arrête de me faire chier avec tes histoires de lance-toi que je ne connais même pas. * [ Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué un changement en toi. ] * Mais qu'est-ce que tu racontes ? * [ Non mais quelle imbécile cette fille ! Pourquoi m'ont-ils affecté à elle ? ] * Tu ne devrais pas te plaindre. Au moins, je ne te fais pas la vie dure. * [ Si justement ! J'essaie de puis presque 15 minutes de te faire réaliser un truc et toi tu fais comme si tu ne comprenais pas. ] * Je ne comprends toujours pas ce que tu veux que je dise à Sebatien. * [ Laisse tomber. Tu finiras bien par t'en rendre compte un jour. ]

-Est-ce que ça va, me demanda Sebastien.
-Bien sûr, pourquoi ?
-Tu sembles ailleurs.
-Désolé, c'est seulement que je réfléchissais à un truc, répondis-je.
-Et c'est quoi le truc ?

[ Allez dis-lui. ] * Je ne peux pas lui dire que je parle avec ma conscience ! * [ Mais non pauvre cruche, dis-lui ce que tu ressens pour lui. ] * Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je ne ressens rien pour lui. * [ Ah non ! Veux-tu bien m'expliquer alors pourquoi à chaque fois que tu le vois, ton c½ur s'accélère ? ] * On appele ça être heureux de voir quelqu'un, c'est tout. * [ Heureuse ou amoureuse ! ] * Ferme là ! *

-Alors, tu va me répondre aujourd'hui ou demain, me demanda Sebastien le sourire aux lèvres.
-Je réfléchissais à tout ce qui c'était passé depuis 1 semaine, répondis-je finalement.
-Je vois. Et à part les mésaventures, est-ce qu'il t'est arriver des trucs bien ?
-Bien sûr, répondis-je. J'ai fait la rencontre d'Amélie, une fille super sympa. Grâce à elle, j'ai un toit.
-C'est cool !
-Et j'ai aussi fais la rencontre d'un gars formidable, dis-je en souriant.
-Est-ce que je le connais ?
-C'est toi, patate !

Sebastien me fit un sourire que je lui rendis.

-Donc, je suis une patate, dit-il en haussant un sourcil.
-Oui, répondis-je.
-Je vais te montrer ce que font les patates aux méchantes filles comme toi.

Je me levai du sofa en vitesse et contournai la table basse.

-Si jamais je t'attrape, tu vas regretter de m'avoir traiter de patate, lança Sebastien en souriant.
-Tu dois d'abord m'attraper !
-Attends un peu toi !

Je lui tirai la langue et me dirigeai vers la cuisine. J'entrai dans la pièce et restai muette devant le spectacle. Amélie et Dirk étaient là à s'embrasser sans aucune retenue. Je toussotai pour faire remarquer ma présence. Amélie se dégagea rapidement de Dirk et me jeta un regard en rougissant.

-Désolé, je ne voulais pas vous déranger, lui dis-je.
-Tu ne nous dérange pas du tout, on discutait, me dit-elle.
-La discution était bonne, demandais-je en souriant.
-Ce n'est pas t'es affaires, dit-elle.
-C'est bon, j'ai compris !

Amélie me fit un sourire et se tourna vers Dirk.

-J'arrive, cria Sebastien.
-Et merde ! Désolé, mais je dois vous laisser, leur dis-je en sortant de la pièce par l'autre porte.

Je me dirigeai vers ma chambre et refermai la porte. Au moins, ici j'étais en sécurité. [ Tu crois ? L'appartement n'est pas assez grand pour que tu puisses t'y cacher éternellement. ] * Peut-être, mais je pourrais éviter la vengeance pendant un moment. *
Je me risquai à jeter un coup d'½il par la porte. Sebastien n'était pas en vue. J'entrouvris la porte un peu plus pour me glisser à l'extérieur de la chambre. Je n'avais pas fait un pas vers la cusine qu'une main me saisit par la taille.

-Je t'ai eu, me dit Sebastien à l'oreille. Maintenant, c'est l'heure pour la patate de se venger.
-Et quelle vengeance vais-je mériter ?
-La pire d'entre toutes, me dit-il en souriant.

[ Parthétique ! Tu n'aurais pas dû sortir de la chambre. ] * Il aurait fallu que je sorte un jour ou l'autre. * [ Pourquoi est-ce que tu n'essairais pas d'échapper à cette vengeance ? ] * T'as une idée. * [ Continue de lui parler et dans un coup sec sans qu'il s'en rende compte, libère-toi. ] * Pas mal comme idée. *

-Et si je retirais mes paroles, demandais-je.
-Il est trop tard. L'heure de la vengeance à sonner.

Comme ma conscience me l'avait suggéré, je tentais de me libérer. Sebastien qui ne s'attendait pas à ça, resta surpris et j'en profitai pour me diriger vers la chambre. Je posai ma main sur la poignée et ouvrit la porte, mais avant de pouvoir y entrer, Sebastien m'attrapa à nouveau et m'accôta contre le mur.

-Tu croyais pouvoir échapper à la vengeance, dit-il en souriant.
-Du moins j'ai essayé, répondis-je.
-C'était complètement raté comme tentative de fuite.
-Nein ! J'ai réussi pendant un cours moment.
-Peut-être, mais maintenant, c'est fichu, tu ne pourras plus t'enfuir.
-Tu veux parier, répondis-je en souriant.
-Nein !

Sebastien me rendit mon sourire et plongea son regard dans le mien. [ Qu'est-ce qu'il nous fait là ? ] Il approcha doucement son visage et je sentis mon c½ur s'accéléré. [ Tu vois, je t'avais bien dit que tu ressentais quelque chose pour lui. ] Ses lèvres éffleurèrent doucement les miennes et une onde de chaleur m'envahi.

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 12:09

Chapitre 12

Chapitre 12
POV Amélie

Jess sortit de la cuisine en coup de vent suivi de près par Strify. Mais qu'est-ce qu'ils fabriquent c'est 2 là ? Je me tournai vers Yu en souriant.

-On dirait 2 gamins, me dit-il en souriant.

Je lui fis un grand sourire. Un coup à la porte me rappela que le livreur de pizza devait être arriver. Je me dirigeai donc vers l'entrée et ouvrit la porte.

-Votre pizza, me dit le livreur en souriant.

Je lui tendai le montant à payer et le remerciai avant de refermer la porte. Je retournai dans la cuisine et déposai la pizza sur le comptoir.

-Tu devrais appeler les 2 autres pour qu'ils viennent souper, lançais-je à Yu.
-Oki. Strify, Jess, venez manger, cria-t-il.

Je n'avais pas demandé ça ainsi, mais faut croire que ça va marcher sa manière. Je déposai les assiettes sur la table et pris place avec Yu en attendant les 2 autres.

POV Strify

-Strify, Jess, venez manger, cria Yu.

Nos lèvres se séparèrent doucement et je plongeai mon regard dans celui de Jess. Elle me fit un petit sourire et baissa la tête. [ C'est tout mignon ! ] ( Euh... ) [ Je trouve que vous feriez un beau couple tous les 2. ] ( Je peux savoir qui tu-es ? ) [ Ben voyons Strify ! Je suis ta conscience. ] ( Parce que j'ai une conscience moi ? ) [ Oui mon cher ! ] ( Ça fait longtemps ? ) [ Depuis toujours. ] ( Et c'est maintenant que tu te décide à apparaître ! ) [ Je trouvais le moment propice pour le faire. ]

-Sebastien ? Est-ce que ça va, me demanda Jess.
-Oui, t'inquiètes.

Elle me fit un sourire. [ Alors, c'est pour quand le mariage ? ] ( On n'est même pas ensemble. ) [ Alors qu'est-ce que t'attends pour lui dire que tu l'aimes ? ] ( Je ne suis pas amoureux d'elle. Je ressens quelque chose, mais c'est tout. ) [ Les hommes de nos jours ! Ils ne savent même pas reconnaître leurs sentiments. ] ( C'est bon, lâche-moi. )

-Tu viens. Ils nous attendent pour le souper, me dit Jess en souriant.
-Allons-y, répondis-je en lui rendant son sourire.

Je la laissai passer devant moi et la suivit jusque dans la cuisine. On prit place à la table et je fis un sourire aux 2 autres.

-Qu'est-ce qui vous a retenu aussi longtemps, nous demanda Yu en souriant.
-On discutait, répondis-je.
-Je vois, dit-il.

Je savais par son regard, qu'il ne me croyait pas. Tant pis pour lui. On commença à manger tout en discutant entre nous. Le repas terminé, on alla s'asseoir tous les 4 au salon, question de regarder un peu la télé.

-Ce n'est pas que c'est ennuyant la télé, mais on pourrait pas faire autre chose, demanda Yu quelques minutes plus tard.
-Qu'est-ce que tu propose, lui demandais-je.
-Pourquoi on n'irait pas marcher un peu, quesiton de prendre l'air, proposa Amélie.
-Ce n'est pas une mauvaise idée, lui dit Yu en souriant.
-Moi je suis partante, lança Jess.
-Bon alors c'est décidé. Allons marcher, répondit Amélie.

On se prépara donc et on sortit par la suite de l'appartement. On se mit en route sans but vraiment précis tout en discutant tout ensemble.

POV Jess

Amélie et Yu décidèrent de prendre les devants, nous laissant moi et Sebastien, seul à l'arrière. On marcha pendant quelques minutes en silence, avant que Sebastien d'ouvre la bouche.

-Tu sais pour tout à l'heure...

Je tournai mon regard vers lui et fis un faible sourire.

-Je voulais juste que tu saches que ce n'était pas prévu. Je n'avais pas l'intention de t'embrasser. C'est seulement arriver comme ça, dit-il en baissant la tête.
-Je comprends, répondis-je.
-Mais je ne regrette pas pour autant mon geste.

Je baissai la tête et souriai. Je sentis la main de Sebastien glisser dans la mienne. Je lui jetai un regard et il me fit un sourire. [ Je crois qu'il est intéressé par toi lui aussi. ] ( Et qu'est-ce qui te fais dire ça ? ) [ Ça manière de te regarder. ]
Je jetai un regard vers Sebastien essayant de voir si ma conscience disait vrai. Impossible de déceller quoi que ce soit dans son regard qui pouvait me prouver ça. ( Tu hallucine ma vieille ! ) [ Comme tu veux ! Mais ne soit pas surprise lorsqu'il t'avouera tou. ] ( Ça reste à voir. )

-Tu ne trouves pas ?
-Quoi, répondis-je en me tournant vers Sebastien.
-Je disais que je trouve que Yu et Amélie forme un beau couple.

Je jetai un regard vers ceux-ci et remarquai qu'ils étaient assez proche l'un de l'autre pour s'embrasser.

-Je trouve aussi, répondis-je en souriant.

Le silence s'installa entre nous.

-Tu crois qu'on pourrait faire comme eux, me demanda-t-il soudain.
-Que veux-tu dire par-là ?

Sebastien cessa de marcher et se tourna vers moi. Il m'attrapa par la taille et me serra contre lui.

-Faire ça, dit-il en éffleurant doucement mes lèvres.

Mon c½ur se mit à battre la chamade et je répondis à son baiser. [ Tu vois ce que je disais. ] ( Laisse-moi tranquille. Tu ne vois pas que je suis occupé. ) [ C'est bon, je me pousse. ] Notre baiser se fit plus intense et Sebastien me serra un peu plus contre lui. [ Non mais pas de gêne surtout. Faites ça devant tout le monde. ] ( Ta gueule. )

-Qu'est-ce que vous fabriquez tous les deux, cria Yu.

Je reculai rapidement et sentis mes joues rougir.

-On discutait, lui répondit Sebastien.
-Je ne vous crois pas, répliqua Yu. Vous étiez beaucoup trop près l'un de l'autre pour discuter.
-Et qu'est-ce que ça peut bien faire, demanda Sebastein.
-Rien du tout. Mais si vous êtes ensemble, pourquoi vous ne le dites pas à personne ?
-Parce qu'on n'est pas ensemble, répliqua-t-il.

[ Mais je croyais que... ] ( Tu t'es tromper. ) [ Je ne comprends décidément pas ce gars. ] ( C'est parce qu'il n'y a rien à comprendre. )

-Pourtant, il n'y a pas deux secondes voous étiez dans les bras l'un de l'autre, lui répondit Yu.
-Ce n'est pas pour autant qu'on est ensemble, répliqua Sebastien.
-C'est bon, faites à votre tête.

Amélie et Yu s'éloignèrent dans la rue. Sebastien me jeta un regard en souriant.

-Si on continuait notre marche, dit-il.

Je lui répondis d'un hochement de tête et on se remit à marcher en silence.

POV Strify

Je jetai un regard vers Jess. Celle-ci semblait pensive. J'espère qu'elle ne réfléchit pas à la réponse que j'ai lancé à Yu. [ À quoi tu veux qu'elle pense à part ça ? ] ( Encore toi ! ) [ Bien sûr qu'elle pense à ce que tu as dit. Peut-être bien qu'elle aurait aimé être avec toi. ] ( Nein ! Tu racontes n'importe quoi. ) [ Tu crois ! Demande-lui donc ce qu'elle pense de ta réponse à Yu. ]
Je tournai mon regard vers elle, mais stoppai mon regard dans la ruelle que je venais d'apercevoir. Je fronçai les yeux pour mieux voir l'ombre qui s'y trouvait. Je reconnu immédiatement l'homme.

-Ce n'est pas vrai, dis-je tout fort.
-Qu'est-ce qui se passe, me demanda Jess.
-On est suivi, murmurais-je.
-Quoi ?
-Un membre de Wolfgang nous suit.
-Mais je croyais que tu...
-Peut-être veut-il simplement m'avertir que le patron veut me rencontrer, répondis-je. Allons rejoindre Yu et Amélie.

Jess me fit un signe de tête et on pressa le pas pour rejoindre les deux autres.

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 13:47