* * = Pensées
Je lui jetai un regard question de savoir si elle était sérieuse avec cette question. [ Pourquoi elle ne serait pas sérieuse ! ] * Je n'en sais rien moi * Celle-ci me regardait attentivement, attendant une réponse de ma part.
-Et bien ! Tu sais déjà mon nom, commençais-je.
Amélie hocha légèrement de la tête.
-J'ai 18 ans et je viens à peine d'arriver à Berlin.
-Et tu habites avec tes parents, me demanda-t-elle.
-Mon père est mort lorsque j'avais à peine 5 ans et ma mère habite au État-Unis.
-Alors tu es toute seule ici ?
Je baissai mon regard et me mis à fixer le plancher. [ Elle va te prendre pour une paumée ] * T'as gueule, je ne t'ai pas sonné, conscience de merde. *
-Tu habite en appartement, me demanda-t-elle.
-Non, mais je m'en cherche un.
Elle me jeta un drôle de regard et s'avança sur le bout de sa chaise.
-Ça veut dire que tu vis dans la rue, me dit-elle.
Je baissai la tête rapidement, sentant mes joues rougir. Qu'allait-elle penser de moi, maintenant ? [ Que t'ai une débile ] * Tu me fais vraiment chier, toi * [ Je t'aime ] * Moi non * La plupart du temps, les gens ont pitié de moi, mais essai de m'éviter le plus possible. Pourquoi serait-ce différent avec elle ? [ Parce qu'elle semble sympa ] * T'as peut-être raison. Mais quand même. * Je me levai de la table et saisis ma veste.
-Mais où vas-tu, me demanda Amélie.
-Je t'évite de quitter le resto, coupant ainsi ton repas, répondis-je en enfilant ma veste.
-Mais pourquoi voudrais-je partir ? On commence à peine à se connaître.
-Ça ne te dérange pas que j'habite dans la rue, lui demandais-je.
-Pourquoi ça me dérangerait ?
-La plupart du monde s'enfuit lorsque je leur annonce que j'habite dans la rue.
-Et bien moi ça ne me dérange pas du tout, me dit-elle en souriant. S'il faut, je suis même prête à t'aider.
-Vraiment, dis-je en arquant un sourcil.
-Bien sûr. Tu semble être quelqu'un de bien, alors je vais t'aider.
Je lui fis un petit sourire et repris place à la table. [ Tu vois, elle est sympa ] Cette fille était vraiment différente des autres. Je vais peut-être trouver en elle une bonne amie. J'entendis la porte du resto s'ouvrir et je jetai un regard. C'est alors que j'aperçus l'un des gars qui m'avait poursuivit hier soir, entrer dans le resto. [ Encore dans la merde ] * Tu n'es pas obliger de me le rappeler * [ J'essai seulement de te prévenir ]
-Je dois y aller, lui dis-je en me levant.
-Et pourquoi cette fois, demanda-t-elle en souriant.
Je laissai mon regard dériver vers le gars qui venait de s'asseoir à une table. Amélie suivit mon regard.
-Ne me dit pas que tu as le gang de Grudge sur le dos, me dit-elle.
-Malheureusement, lui répondis-je. C'est pourquoi je dois partir.
-J'ai une idée, me dit-elle. Passe par les toilettes. Il y a une petite fenêtre qui mène dans la ruelle derrière. Je vais m'occuper de la facture et j'irai te rejoindre.
J'acquiessai d'un signe de tête et me dirigeai sans attendre vers les toilettes. Comme Amélie me l'avait dit, une petite fenêtre se trouvait juste en haut du lavabo. [ Elle avait raison la fille. Allez monte sur le lavabo ] Je grimpai donc sur le rebord du lavabo et ouvrais la fenêtre avant de me glisser à l'extérieur du restaurant. Je me retrouvai dans une petite ruelle en cul de sac. Il ne me restait plus qu'à attendre qu'Amélie vienne me rejoindre. [ Si elle revient ] * Bien sûr qu'elle va revenir. * Quelques minutes plus tard, je l'aperçu devant la ruelle et je me dirigeai vers elle.
-Maintenant, il faut espère que ce gars ne t'a pas aperçus dans le resto, sinon on est dans la merde, me dit-elle.
-C'est pourquoi on ferait bien de quitter le quartier tout de suite, lui dis-je en souriant.
-On a juste à aller chez moi, dit-elle. On sera en sécurité.
-D'accord.
Amélie me fit un sourire et elle siffla un taxi. Quelques secondes plus tard, une voiture s'arrêta devant nous et Amélie me fit signe d'embarquer. Elle donna une adresse au chauffeur et celui-ci démarra. Quelques minutes plus tard, il s'arrêta devant un immeuble et se tourna vers nous. Amélie lui tendit l'argent pour la course et on sortit.
-C'est ici que j'habite, me dit-elle en souriant.
-Ça l'air bien.
-Ça l'est.
Je lui fis un sourire et on se dirigea vers l'entrée de l'immeuble. On dut monter quelques escaliers avant de finalement arriver devant son appartement. [ C'est essouflant ces escaliers ] * Ce n'est pas toi qui les montent. * [ Une chance ! ]
-Prête, me dit-elle.
-Je crois qu'oui, répondis-je en riant.
Elle éclata de rire elle aussi et ouvrit la porte pour me laisser entrer. Je remarquai imméditement l'ordre qui y règnait, tout était parfait. [ Une vraie fille organisée celle-là. ] * On dirait bien *
-Alors, qu'est-ce que tu en dis, me demanda-t-elle en passant près de moi.
-C'est vraiment très bien comme appart, répondis-je.
Elle me fit un grand sourire et se dirigea vers la cuisine. Je jetai un regard autour de moi question de regarder la déco. [ C'est vraiment chouette comme appart ] * Bien d'accord avec toi *
-Tu veux quelque chose à boire, me cria Amélie. Coca, eau, jus ?
-Un coca, répondis-je.
Je me laissai tomber sur le sofa et attendis qu'elle revienne. Elle entra dans la pièce quelques secondes plus tard avec deux cokes à la main.
-Voilà, dit-elle en m'en tendant un.
-Merci.
Elle me fit un sourire et s'installa près de moi sur le sofa avant de me jeter un regard.
-J'ai une suggestion à te faire, me dit-elle.
-Laquelle ?
-Que dirais-tu d'emménager avec moi ?
Avais-je bien entendu ? Elle voulait que j'emménage chez elle ? [ C'est bien ce qu'elle a dit. ] Mais pourquoi faire ? On se connaît depuis seulement 2 heures et voilà qu'elle me demanda ça. Je dois sûrement rêver, sinon, je suis dans un monde irréel. [ Non, tu ne rêves pas ma vieille ] * Ta gueule, tu m'énerves *
-Alors, qu'est-ce que tu en dis ?
-Je ne sais pas trop, lui dis-je. Je ne voudrais pas m'incruster.
-Voyons donc, puisque je te le demande, c'est parce que je veux que tu viennes habiter avec moi, me dit-elle. De toute façon, je me cherchais un colocataire.
-Mais je n'ai rien pour payer, lui dis-je.
-Il te suffira de trouver un emploi. Ce n'est pas ça qui manque de toute façon.
-T'es sûr que tu veux que j'habite ici ?
-Bien sûr !
C'est complètement fou cette histoire. Je connaîs cette fille depuis peu et voilà qu'elle voulait que j'emménage ici. Peut-être que c'est une bonne idée, je serais en sécurité ici et au chaud pendant la nuit. [ C'est sûr. La grosse vie. ] * T'as raison, pourquoi ce priver d'une telle offre. *
-Bon, c'est d'accord, lui dis-je en souriant.
-Trop cool, dit-elle en se levant du sofa. Tu verras, on va bien s'amuser toutes les deux.
Je souris en voyant son air joyeux. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas vu quelqu'un d'aussi content qu'elle. Amélie me parla des trucs amusant qu'on allait pouvoir faire ensemble. Elle ne cessa de parler qu'au moment où elle se décida à aller commander le souper. [ Non mais, parle-t-elle comme ça tout le temps ? ] * je te signale que je la connaîs aussi peu que toi. * Elle revient quelques minutes plus tard et cette fois elle s'assit près de moi.
-Il ne reste plus qu'à atttendre la bouffe, me dit-elle en souriant.
-Qu'est-ce que tu as commandé ?
-Une pizza.
-Cool, lui dis-je en souriant.
Elle me rendit mon sourire et alluma la télé. Au moins, elle ne parlera pas pendant qu'elle écoute la télé. [ C'est un vrai moulin à parole cette fille. ] * XD *
-Dis, tu aimerais travailler dans une boîte, me demanda-t-elle au bout de 5 minutes.
[ Je savais que c'était trop beau pour durer. ] Elle ne fait vraiment que ça parler cette fille.
-Quel genre de boîte ?
-Une boîte branchée tout près d'ici. Il cherche une serveuse, dit-elle.
-Je ne sais pas. Peut-être que ça pourrait être intéressant.
-Je t'y conduirais demain matin, dit-elle en souriant.
-D'accord.
Elle se replongea sur la télé jusqu'au moment où le livreur arriva avec la pizza. Amélie paya la pizza et on s'installa à la table pour manger. Quand on eut enfin terminé, on retourna s'asseoir au salon pour écouter la télé.
Je ne restai guère longtemps et je décidai d'aller dormir. Amélie me montra la chambre où j'allai dormir et me laissa m'installer. J'enlevai ma veste et me laissai tomber sur le lit. Faut dire que j'étais vraiment fatigué. Je n'avais presque pas dormis la nuit dernière, alors j'allai en profiter cette nuit. En plus, ça faisait presque 3 mois que je n'avais pas dormis dans un vrai lit. [ Enfin, un bon lit ] * On va pouvoir en profiter * Je fermai donc les yeux et laissai le sommeil me gagner lentement.
