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Chapitre 2

Chapitre 2
[ ] Entre prenthèse= conscience

* * Entre les petites étoiles = pensée de la personne



Je marchai le long de la rue principale sans aucun but, à part celui de me trouver un endroit où crécher pour la nuit. La plupart des gens étaient déjà rentrer chez eux et seulement quelques personnes traînaient encore dans la rue. J'aurais bien aimé pouvoir faire comme eux, mais malheureusement, je n'avais même pas assez d'argent pour pouvoir m'offrir un bon repas, alors comment pouvais-je bien m'offrir une chambre d'hôtel.
J'arrivai bientôt dans un petit parc et décidai de m'asseoir sur un banc quelques minutes le temps de refléchir à ce dont j'allai faire. Le parc était étrangement silencieux, mais je n'y portais guère attention. Pourtant, j'aurais dû me douter de quelque chose. J'étais tellement perdue dans mes pensées que je n'apperçus même pas le groupe qui se forma autour de moi.

-Où l'as-tu caché, lança une voix.

Je levai la tête pour apercevoir les 5 garçons qui m'entouraient. Mais qu'est-ce qu'ils font là ? Qu'est-ce qu'ils me veulent ? Je voulus me lever du banc, mais l'un d'entre eux me repoussa durement.

-Où est le paquet, me demanda-t-il.
-Quel paquet ?
-Ne joue pas les innocentes avec nous, lança un autre. On t'a très bien vu sortir avec le paquet que Wolfgang t'a donné.
-Je ne vois vraiment pas de quoi vous parler, leur dis-je en voulant me relever. Vous devez sûrement me prendre pour quelqu'un d'autre.
-Voyez-vous ça les gars, on dirait que la demoiselle ne nous prend pas au sérieux.

Les 4 autres gars éclatèrent de rire. Et merde ! Dans quel fichu pétrin m'étais-je encore mis les pieds ? [ Pathétique ] * Qui es-tu ? * [ Ta conscience c'est t'affaire ] * Pourquoi est-ce que tu me parles maintenant ? * [ Parce que tu me semble dans la galère ] * Tu comptes faire quoi pour m'aider ? * [ Rien ] * Ben debord, fiche-moi la paix. * Il est temps pour moi de partir avant que cette discussion ne tourne au vinaigre.

-Bon, ce n'est pas que vous soyez ennuyeux les gars, mais c'est que je dois vraiment y aller, leur dis-je en reculant.
-Et tu crois aller où comme ça ?

J'ai bien l'impression que ces gars là ne me laisseront pas partir aussi facilement. Je jetai un regard autour de moi pour essayer de trouver une issue.

-On dirait bien que la demoiselle veut s'enfuir, lacha un gars en riant.
-Elle peut toujours rêver. Tant que je ne saurais pas où se trouve ce fichu paquet, elle ne partira pas d'ici, lança un autre en me regardant durement.
-Je ne l'ai pas votre paquet, lui dis-je.
-Où l'as-tu mis ?
-Il est en route vers les Etats-Unis, lui répondis-je.
-Elle va finir par me faire perdre mon sang-froid, dit-il en colère. Je veux la vérité. Où l'as-tu mis ?
-Je ne vous mens pas, il est vraiment en direction des Etats-Unis. Vous devez me croire.
-Nein ! Impossible, dit-il. Comment aurais-tu pu l'envoyer aussi rapidement auz États ?
-Par avion, lui dis-je.

Le gars me jeta un regard noir. [ Tu crois qu'il va gober ça ? ] * Pourquoi pas ! * [ Ça ne marche pas de même des gars de rue ] * C'est bon là, lache-moi. * Je sens que je vais regretter longtemps d'avoir rendu ce service à cet homme.

-Je peux partir maintenant, leur demandais-je.
-Impossible, me dit-il.
-Mais j'ai répondu à votre question, lui dis-je la voix tremblante.
-Peut-être, mais ce n'était pas la réponse que j'attendais, me dit-il. Tu vas devoir nous suivre, on va t'amener au patron.
-Et si je refuse d'aller le voir ?
-Alors, nous t'y emmenront de force s'il faut, dit-il en souriant. Ça ne devrait pas être trop dur de toute façon.

Son sourire me donna froid dans le dos. Il fallait que je réussisse à me sauver avant qu'ils ne se décident à m'amener de force.

-D'accord, leur dis-je. Allons-y, je n'ai pas toute la soirée.
-Bon, elle se décide enfin à coopérer, me dit le gars avec un grand sourire. Alors allons-y avant qu'elle ne change d'idée.

Les autres gars lui firent un signe affirmatif de la tête et on se mit en route. Bientôt, les 4 autres se dispercèrent et je me retrouvai seule avec un seul d'entre eux. Ça va être beaucoup plus facile que je ne le pensais pour le semer.

-Faut que j'aille au petit coin, lançais-je.
-Tu ne peux pas attendre quelques minutes de plus, dit-il en se tournant vers moi.

Je lui fis un signe de tête négatif, ce qui lui fit pousser un long soupir.

-Tu n'as qu'à aller dans cette ruelle, me dit-il. Je vais attendre ici.
-D'accord !

Je lui fis un petit sourire et entrai dans la ruelle. Je jetai un regard tout autour pour y chercher une issue. Seul un grand grillage ornait le fond de la ruelle et donnait sur une rue. C'était la seule manière de leur échapper.
Je me dirigeai donc vers le grillage et commençai à monter sans faire de bruit pour ne pas attirer l'attention du gars. Je passai de l'autre côté et me laissai tomber sur le sol. Maintenant, il faut courir le plus vite possible.

-Et, mais qu'est-ce que tu fais, cria le gars.

Il vient de m'apercevoir. C'est le moment où jamais pour déguerpir le plus rapidement possible. [ C'est quoi t'attend, envoye, cours ] * Ta gueule, je ne t'ai pas sonné * Je pris mes jambes à mon cou et longeai la nouvelle rue qui s'offrait à moi. Je jettai un regard derrière moi, question de savoir s'il me poursuivait. J'eus le plaisir de m'apercevoir que j'étais tout à fait seul dans la rue. Il devait avoir renoncé à me poursuivre. Je ralentis donc ma course pour reprendre mon souffle.
Je tournai le coin d'une rue et aperçus un petit coin assez sombre pour m'y cacher. Je me laissai glisser le long du mur et fermai les yeux. J'étais au moins en sécurité pour le moment, mais jusqu'à quand. Les gars voudront sûrement me retrouver à tout prix et j'allai devoir les semer encore une fois. Dire que je venais de quitter un pays pour cette raison et voilà que je revivais la même chose.

[...]


Le soleil qui se levait me permit de constater que j'allai devoir sortir d'ici si je ne voulais pas être à nouveau découverte. Je me relevai et retournai dans la rue. Déjà plusieurs personnes circulaient dans la rue, malgré l'heure matinale. J'allai donc pouvoir me fondre dans la foule sans être aperçus. Mais pour aller où, voilà la question ! J'allai peut-être devoir quitter à nouveau cette ville sous peine d'être encore poursuivis, mais cette fois par un gang de rue.
Je commençai à longer la rue en fixant chaque personne pour être sûr de ne pas rencontrer un des gars sur ma route. J'arrivai bientôt à une intersection et je tournai à droite. Je ne savais pas sur quelle rue j'étais, mais au moins je me savais en sécurité dans la foule. J'heurtai soudain une personne et je murmurai une excuse.

-Tu pourrais regarder où tu marches, me dit la personne.
-Désolé, lui dis-je en levant la tête.

Une jeune fille se tenait devant moi avec un regard glacial. [ Elle n'a pas l'air commode cette fille ] * Je sais * J'aurais vraiment dû regarder où je marchais plutôt de faire face-à-face avec une telle personne. Je voulus la contourner, mais elle me saisit le bras.

-J'ai une question, me demanda-t-elle.

Oh non ! Ne me dites pas qu'elle fait partie de ce gang de rue elle aussi ? [ Encore dans la merde ] * Ta gueule * [ La politesse sa existe ] Je jetai un regard paniqué autour de moi.

-Ça va, me dit-elle. Je ne te mangerais pas.

Je me risquai de lui jeter un petit regard et aperçus un sourire au coin de ses lèvres.

-Qu'est-ce que vous voulez, lui demandais-je. Je me suis excusé.
-Je sais, dit-elle. Je voulais seulement savoir ton prénom.
-Pourquoi faire ?
-Pour faire plus ample connaissance, dit-elle. Moi c'est Amélie.

Je jetai un regard autour de moi et reportais mon attention sur elle.

-Jessica, lui dis-je.

Un sourire éclaira soudain son visage.

-Enchanté de te connaître, me dit-elle.
-Moi de même, marmonais-je.

Je me dégageai et poursuivai ma route sur la rue.

-Attend, cria Amélie.

Je me retournai vers elle.

-Ça te dirait un bon petit déjeuner en ma compagnie, me dit-elle.
-Je n'ai pas beaucoup de temps, répondis-je.
-Voyons donc, dit-elle en me prenant par le bras. Je suis certaine que tu as tout ton temps.

Elle m'entraîna avec elle dans le sens opposé à ma route. On s'arrêta bientôt devant un petit restaurant et on y entra. Amélie me fit asseoir à une table et prit place devant moi.

-Alors, si tu me parlais un peu de toi, dit-elle en souriant.

Je fronçai légèrement un sourcil. Pourquoi cette fille voulait-elle que je lui parle de moi ? On se connaissait à peine et voilà qu'elle voulait savoir ma vie. Non mais qu'est-ce que c'est encore que cette foutue histoire à la con ! [ Allez, dis-lui pourquoi t'es ici ] * Nein ! Jamais. *

# Posté le samedi 24 novembre 2007 11:59

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